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gaspillage alimentaire

Opération contre le gaspillage alimentaire à Strasbourg

La mise en place de l ’opération CHEF ECO a débuté, il y deux ans, en décembre 2016 précisément, au cercle STIRN du GSBDD.
Avec une moyenne de 700 convives par jour, l’arrivée de ces tables de tri aux allures peu habituelles ont d’abord suscité quelques interrogations quant à leur utilité et leur efficacité mais aussi quelques réticences face à une tâche supplémentaire à exécuter.

Le tri des déchets

Il a fallu apprendre à trier ses déchets restés sur le plateau: restes alimentaires, papiers et pain.
Si au début les gestes étaient plus lents parce que réfléchis, le personnel a fini par l’adopter rapidement, une prise de conscience qui s’est vite transformée en un automatisme éco-citoyen.
Dans l’ensemble, cette initiative a été accueillie de manière plutôt positive malgré quelques réticences au départ. La réussite de ce genre de projet nécessite l’implication de chacun.

A l’ordinaire du DSL d’Illkirch, l’adjudant PHILIPPE, gérant de restauration, a fait adopter les panneaux en langue allemande pour le personnel du 291e JAEGERBATAILLON présent sur le site. A Gresswiller-Mutzig, les panneaux se sont adaptés à la région. On les trouve en alsacien, une manière d’initier nos personnels à notre cher dialecte.

Dans cet ordinaire disposer ses couverts et assiette sur le plateau d’une certaine façon assure au personnel de la plonge une rapidité d’exécution des tâches. Pas de perte, des paniers sont disposés en fin de chaine pour récupérer les condiments non utilisés. Mais que deviennent les déchets récupérés ?Ils sont collectés deux fois par semaine par un organisme qui les recycle et procède à leur méthanisation.

Le gaspillage alimentaire a été réduit

Au début de l’opération, les premiers relevés ont démontré que quelque 600 kilos de déchets alimentaires mensuels étaient jetés et environ 160 kilos de pain pour 9 650 convives.
Si les déchets alimentaires restent encore élevés, 720 kilos pour 14000 convives mensuels, 9 mois après, la quantité de pain ne représente plus que la moitié du chiffre de départ soit 80 kilos.

Décembre 2018, le constat reste stable, la prise de conscience et les vieux réflexes sont au placard. La direction n’enregistre plus que 9% de perte par plateau.

Témoignage
Cette opération a permis au personnel de prendre conscience du gâchis que peut impliquer le surplus alimentaire tel que le pain déposé systématiquement sur le plateau et non utilisé, des gestes parfois trop mécaniques dont il faut se débarrasser.
Adjudant Philippe, gérant de restauration
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